top of page
voyage outdoor

Retrouver le goût du vent

Retrouver le goût du vent, c'est savourer l'instant d'un voyage qui vous fait, ou vous défait, comme dit Nicolas Bouvier, écrivain-voyageur. C'est marcher pour résister, pour sentir le temps qui s'étire, la brise chaude qui vous effleure, et déguster cette sensation, se dire qu'on ne vit que pour ça.
 
 Je crois que nous avons besoin d'explorer nos sensations au monde et pas que le monde lui-même.
 
De nouvelles voies sont à ouvrir, de nouveaux chemins à tracer ou à retrouver. Aujourd'hui, l'exploration est celle des possibles et des souhaitables : "la terre est notre dernière utopie" nous dit Achille MBembe, historien camerounais. À quoi ressemble le monde et le vivant dans lequel nous voulons habiter ? Quelle part voulons-nous y prendre ? Avec quel projet ? 
Cette exploration sensible est désormais au cœur de ma vie personnelle et de mon approche professionnelle. Une autre façon de voir tous nos petits mondes et se rappeler que la première exploration c'est l'autre.

« J'ai toujours eu l'effroi des choses définitives.

Il y en a qui ont peur de l'instable, moi, j'ai la crainte du contraire. On dit : Ah, si je n'étais pas parti, si je n'avais pas ouvert la main et laissée échapper ce qu'elle tenait, si je n'avais pas renoncé ! Eh bien, si l'on n'était pas parti, les choses seraient parties, si l'on n'avait pas ouvert la main, ce que l'on y tenait serré, comme le sable fin des dunes, se serait échappé entre nos doigts vainement crispés. Si l'on n'avait pas renoncé, cela aurait été les autres, êtres ou choses, qui auraient renoncé à nous. L'eau du torrent coule, coule ; les mondes tournent, tout se meut, tout passe, tout se transforme ; l'immobilité,  la stabilité sont des rêves de fou. »

 

Alexandra David-Neel, lettre à son mari, 1915

voyage outdoor
voyage outdoor
bottom of page